Marseille Habitat mis en examen

noailles

Le procureur de la République de Marseille, Dominique Laurens, a déclaré que le bailleur social Marseille Habitat était accusée d' »homicide involontaire par violation délibérée des obligations de sécurité« .

La société de développement de logements semi-publics de la ville méditerranéenne a été frappée par les accusations moins graves d’homicide involontaire et de mise en danger de la vie des personnes. En droit français, le dépôt d’une plainte ne donne pas nécessairement lieu à un procès.

D’énormes fissures étaient apparues dans l’un des bâtiments avant qu’il ne s’effondre soudainement le 5 novembre 2018, à Noailles, un quartier populaire de la ville.

Un autre bâtiment avait été condamné et condamné à la fermeture en raison de risques pour la sécurité, et la catastrophe a également provoqué l’effondrement partiel d’un troisième bâtiment, obligeant les autorités à évacuer des dizaines de personnes.

La catastrophe a provoqué des inspections d’urgence dans les immeubles publics délabrés de Marseille, bien que les responsables de la ville aient rejeté toute responsabilité dans l’effondrement.

Les vieux immeubles de Marseille sont-ils sûrs ?

Selon le rapport gouvernemental de 2015, 13 % des logements privés de Marseille, soit 40 400 logements pour quelque 100 000 personnes, sont potentiellement insalubres. La moyenne pour la France était de 6 %, rapporte le journal Le Monde.

Dans le centre de Marseille, le nombre de ces logements s’élève à plus d’un tiers (35 %) et près de 70 % des logements jugés potentiellement insalubres se trouvent dans des copropriétés comme le n° 65 de la rue d’Aubagne.

Fabien Cadenel, qui travaille comme architecte depuis 20 ans à Marseille, estime qu’une catastrophe telle que celle de la rue d’Aubagne était inévitable dans un centre ville comptant autant d’immeubles de 200 à 300 ans, construits en moellons et en mortier.