Le stand de tir des Trois-Lucs, emblématique site marseillais dédié au tir sportif, traverse une période critique. Après près de 50 ans d’activité sous la gestion de la ligue de tir de Provence, cette dernière s’apprête à abandonner ses fonctions, une décision motivée par une accumulation de plaintes de riverains et des préoccupations croissantes concernant la sécurité. Les nuisances sonores et des incidents potentiels liés à des balles perdues sur des propriétés voisines ont mis ce lieu sous le feu des critiques, plaçant son avenir en grand danger.
Le stand de tir des Trois-Lucs, référence marseillaise du tir sportif depuis près de cinquante ans, se trouve désormais au cœur d’une polémique qui menace son existence. En raison de plaintes répétées des riverains concernant les nuisances sonores et des questions de sécurité émanant des autorités locales, la ligue de tir de Provence a décidé de quitter définitivement la gestion de cette installation emblématique. Cette situation, marquée par un cocktail d’inquiétudes, nécessite une attention particulière.
Une décision bouleversante pour les acteurs du tir
La ligue de tir de Provence a confirmé, lors d’une assemblée générale qui s’est tenue à la fin de janvier, sa volonté de renoncer à la gestion du stand de tir des Trois-Lucs. Installée sur le site depuis 1976, l’association a représenté durant des décennies un espace privilégié pour les passionnés de tir. Ce choix de se désengager intervient alors que des plaintes de riverains avaient récemment sonné l’alerte sur les nuisances générées par l’activité du stand.
Des nuisances qui attirent les critiques
Les plaintes formulées par de nombreux habitants du 12e arrondissement de Marseille ont mis en lumière les préoccupations entourant la sécurité. Des témoignages indiquent que des balles perdues auraient été retrouvées sur des propriétés voisines, exacerbant les tensions entre les riverains et le stand de tir. Ce climat de mécontentement, couplé à des rapports techniques préoccupants, a placé le stand sous scrutin de la mairie de Marseille qui, face aux réclamations, a mis en place un arrêté municipal ordonnant la fermeture immédiate du site en novembre dernier.
La fermeture partielle et ses conséquences
Après la suspension des activités de tir, un retour partiel fut autorisé début janvier, permettant aux tireurs de s’exercer uniquement sur le pas de tir de 10 mètres. Cette mesure faisait suite à une expertise considérant l’absence de risque pour la sécurité des riverains, mais ne pouvait masquer l’urgente nécessité de travaux de remise à niveau sur le site. La mairie avait déjà interagi avec la ligue de tir, mais l’absence de solutions concrètes a mené à une impasse dramatique pour cette installation.
Les appels à l’action face à l’inaction des responsables
Sylvain Souvestre, maire des 11e et 12e arrondissements, dénonce l’absence d’engagement véritable de la mairie centrale pour résoudre cette crise. Il émet des craintes sur la santé du stand de tir, considérant le départ de la ligue comme un véritable gâchis. Selon lui, la municipalité n’a pas pris la mesure de la gravité des plaintes et n’a pas su réunir les parties prenantes autour de la table pour trouver une solution. Il met en lumière que la ligue était prête à financer les travaux nécessaires pour la mise à niveau des équipements.
Une situation indéterminée et préoccupante
La fermeture du stand de tir des Trois-Lucs est le résultat d’une longue série d’événements et de la montée des tensions entre résidents et le site, engagé dans un combat pour sa survie. Le manque d’informations concernant une éventuelle reprise par une autre entité et l’absence de calendrier clair jusqu’à présent accentuent l’incertitude. La question qui reste en suspens est : qui prendra le relais de cette installation historique et permettra ainsi de pérenniser la pratique du tir sportif dans la région?
Perspectives d’avenir pour le stand des Trois-Lucs
Alors que le futur du stand se dessine dans l’ombre, la situation mérite d’être suivie de près. Les passionnés du tir comme les riverains espèrent qu’une solution pourra être trouvée pour concilier la pratique sécurisée du tir et le bien-être des habitants. Ce cas souligne l’importance d’un dialogue constant entre les collectivités, les associations sportives et les riverains pour préserver des lieux emblématiques tout en respectant les préoccupations citoyennes.









