À Marseille, le procès de la propriétaire de Lily, une chiot de quatre mois morte après avoir été secourue, s’ouvre le lundi 28 septembre 2026. Alertés par des cris entendus dans le voisinage, les secours avaient découvert l’animal gravement blessé dans un appartement du 1er arrondissement. L’affaire, marquée par des sévices présumés particulièrement graves, relance les attentes des associations de protection animale quant à la réponse judiciaire.
Quelques heures après son sauvetage, Lily est morte dans une clinique vétérinaire de Gémenos. La petite chienne, âgée d’à peine quatre mois, n’a pas survécu à son état de santé. Sa propriétaire, une femme de 23 ans, doit comparaître ce lundi pour répondre des faits qui lui sont reprochés.
Des voisins alertés par les cris de l’animal
Plusieurs semaines avant l’intervention, des riverains avaient signalé des hurlements de chien aux marins-pompiers. Les premières alertes n’avaient toutefois pas permis de localiser le logement concerné. Selon Véronique Scarica, présidente de la Société protectrice des animaux maltraités et errants (Spame), les violences se seraient poursuivies et aggravées au fil du temps.
Le 3 août 2026, les policiers ont finalement identifié l’appartement, situé dans le 1er arrondissement de Marseille. Sur place, ils ont trouvé la jeune locataire, qui aurait dit ne pas comprendre ce qui lui était reproché. À l’intérieur, Lily était inerte sur un canapé ; les forces de l’ordre l’ont fait transporter en urgence chez un vétérinaire.
Un état de santé extrêmement préoccupant
À la clinique de Gémenos, les soins n’ont pas permis de sauver la chiot. Elle est morte quelques heures après son arrivée, laissant les intervenantes face à l’ampleur des blessures. Les examens vétérinaires ont ensuite documenté plusieurs atteintes graves.
Les radiographies ont notamment montré que l’estomac, les intestins et la vessie de l’animal étaient vides. Pour Véronique Scarica, ces éléments indiquaient que Lily avait été privée de nourriture. Son corps portait également des traces de brûlures attribuées à des cigarettes, ainsi que des lésions importantes.
Les constatations médicales ont aussi fait état d’un traumatisme crânien et d’une hémorragie pulmonaire. Une blessure avait par ailleurs été relevée au niveau de l’anus, sans qu’elle soit présentée comme la conséquence d’une agression sexuelle. Après les examens, l’association a pris en charge l’incinération de la petite chienne.
Une affaire qui interroge les témoins et les défenseurs des animaux
Pour la présidente de la Spame, le profil de la propriétaire présumée rend cette affaire difficile à comprendre. D’après les témoignages rapportés par l’association, des proches la décrivaient comme une personne intelligente et sensée. Ils n’auraient pas remarqué de signe particulier lors d’une sortie en mer effectuée avec Lily, environ quinze jours avant les premiers signalements.
Ces éléments ne permettent pas, à eux seuls, d’établir ce qui s’est passé au domicile ni d’expliquer les raisons des sévices allégués. C’est précisément l’un des points auxquels l’audience devra apporter des éclaircissements. Les faits et les responsabilités devront être examinés par la justice, tandis que la prévenue bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle condamnation.
La jeune femme a été placée en garde à vue pendant plusieurs jours après l’intervention. Elle a ensuite été remise en liberté et placée sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès. L’audience du 28 septembre constitue donc une étape décisive pour entendre les éléments du dossier et les explications des parties.
Une mobilisation attendue devant le tribunal
La Spame annonce une mobilisation à l’occasion de l’ouverture du procès. Pour l’association, l’enjeu dépasse le seul cas de Lily : il s’agit aussi de rappeler que les mauvais traitements infligés aux animaux doivent être pris au sérieux. Véronique Scarica indique que des situations d’une telle gravité restent rares parmi les dossiers suivis par les personnes engagées dans le sauvetage animalier.
Elle souhaite que la justice prononce une peine de prison ferme à l’encontre de la prévenue si sa culpabilité est reconnue. « Il faut qu’elle soit punie », estime-t-elle, en dénonçant des actes d’une cruauté extrême. Sa demande traduit l’attente d’une sanction à la hauteur des violences décrites par les examens vétérinaires.
La responsable associative redoute toutefois qu’une peine d’emprisonnement ferme ne soit pas prononcée. Dans cette hypothèse, elle évoque une autre mesure : imposer à la jeune femme un stage de citoyenneté auprès d’associations de protection animale. Cette proposition, comme la demande de sanction pénale, relève de la position de l’association et non d’une décision déjà rendue.
Le procès doit permettre de confronter les déclarations, les témoignages et les éléments médicaux recueillis après la découverte de Lily. La chronologie des alertes, l’intervention des policiers et les circonstances des blessures figurent parmi les points examinés. Au tribunal, les associations espèrent que la mort de la chiot ne sera pas traitée comme un simple fait divers, mais que les responsabilités seront établies avec précision.
Pour les voisins qui avaient entendu les cris, l’intervention du 3 août a mis fin à une situation qu’ils signalaient depuis plusieurs semaines. Pour les défenseurs des animaux, la disparition de Lily souligne aussi l’importance de donner suite aux alertes lorsqu’un animal semble en danger. L’audience s’ouvre dans cette attente, alors que la justice doit désormais entendre les différentes parties.
« Il faut qu’elle soit punie » : l’attente d’un procès à la hauteur des faits
À Marseille, la mort de Lily, chiot de quatre mois, a laissé derrière elle une question douloureuse : quelle réponse la justice apportera-t-elle aux violences qu’elle aurait subies pendant plusieurs semaines ? Sauvée le 3 août dans un appartement du centre-ville, la petite chienne est morte quelques heures plus tard, malgré son transfert en urgence chez un vétérinaire. Les examens ont révélé des blessures graves et des signes de privation, selon la présidente de la Spame.
Ce lundi 28 septembre, sa propriétaire comparaît devant le tribunal. Pour l’association, l’enjeu dépasse la peine qui sera prononcée : il s’agit aussi de reconnaître la gravité des faits et de rappeler que la maltraitance animale appelle une réponse ferme. Une mobilisation doit accompagner l’audience. Si la prison ferme n’est pas retenue, Véronique Scarica souhaite qu’une mesure de sensibilisation auprès d’associations puisse être envisagée. Les juges devront désormais examiner les faits et déterminer les suites judiciaires de cette affaire.










