Rone

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C’est comme si la techno avait été inventée hier ! C’est l’émotion que nous procure la musique de ce petit génie repéré sur In Finé, le label fondé par Agoria. Avec son deuxième album Tohu Bohu paru en 2012 (qui conduit le magazine spécialisé Trax à l’élire “artiste français de l’année”), Erwan Castex a accédé à une reconnaissance méritée.

Baigné de références futuristes et intimement accompagnée de vidéos d’animation, l’univers électro-électronica est riche : musicien confirmé aujourd’hui installé à Berlin, quelque chose nous dit que Rone n’as pas encore délivré tout son potentiel ! À vérifier à Rock Island !


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Jeunesse et débuts musicaux

Erwan Castex grandit à Paris. Après des études de cinéma à la Sorbonne-Nouvelle, il réalise plusieurs disques de Luca Mortellaro, connu sous le pseudonyme Lucy, à partir de 2007. En 2008, il sort son premier EP Bora sur le label Infiné. Le morceau est repéré par Agoria qui le met dans sa compilation At the controls et reçoit le soutien d’une bonne partie de la scène électronique notamment en Angleterre (Massive Attack, Sasha, ou Lee Burridge, le DJ résident du club londonien Fabric). Sur le morceau éponyme, on entend la voix de son ami écrivain, Alain Damasio. Il s’agit d’un extrait du journal intime qu’il tenait sur un dictaphone lors de l’écriture de son second roman La Horde du Contrevent.

Sortie de l'album Spanish Breakfast

En 2009, il sort un nouveau maxi, La Dame Blanche, lequel a par la suite été remixé par Tyler Pope, le bassiste de LCD Soundsystem, et Clara Moto. La même année, Rone publie son premier album, Spanish Breakfast, toujours sur Infiné. Ce disque est salué par les médias, qu’ils soient francophones ou anglophones : Erwan Perron de Télérama considère Rone comme « un des producteurs electronica les plus talentueux que la France nous ait donnés », Trax qualifie son œuvre comme étant « de la bonne techno minimale, bien travaillée, et dopée par des mélodies renversantes », France Inter le voit comme « le guide d’un univers enchanté » et les Inrocks le comparent à Gui Boratto. Du côté des médias anglophones Electronic Beats en fait l’un des 25 meilleurs albums de l’année 2009 et Resident Advisor lui accorde la note de 3,5 sur 5. Il se produit en live dans de nombreux festivals et clubs, en France et à l’étranger (Sónar à Barcelone, Astropolis à Brest, au Ageha à Tokyo, au Berghain à Berlin, aux Nuits Sonores à Lyon, Rex club à Paris ou encore au Festival de Dour. La suite de sa carrière comporte beaucoup de collaborations et d’incursions dans d’autres domaines artistiques. En 2010, il compose notamment la bande son du film « La Femme à cordes » réalisé par Vladimir Mavounia Kouka (qui avait également réalisé le clip de Spanish Breakfast); il reçoit d’ailleurs à ce titre une mention spéciale du jury du festival International de Palm Springs dans la catégorie « meilleur sound design »). La même année, il est aussi invité en résidence au festival d’Ambronay15[réf. à confirmer], où il collabore avec des musiciens baroques et Bugge Wesseltoft. Il collabore également avec le photographe Stéphane Couturier en 2011, sur la bande son de Seoul, une vidéo projetée à la Gaîté Lyrique, et à la galerie Polaris. En 2011, il quitte Paris pour s’installer à Berlin et il sort le maxi So so so, bien reçu par les médias spécialisés Trax5 ou encore Resident Advisor.

Tohu bohu (fr)

Si l’on peut dire qu’il a encore toute la vie devant lui, Rone (Erwan Castex, à l’état-civil) a déjà accompli un joli bout de chemin et compte aujourd’hui parmi les jeunes (il vient d’avoir 32 ans) musiciens français les plus en vue au sein de la sphère électronique. Après le bac, ne sachant trop quelle direction prendre, Erwan s’est inscrit en fac de cinéma – il garde de cette époque très formatrice un excellent souvenir – mais, en dehors des cours, il cultive avec assiduité sa passion première : la musique. Une fois sa maîtrise en poche, il commence à travailler sur des tournages, à différents postes (assistant réalisateur, régisseur, décorateur…), tout en continuant à faire de la musique en parallèle. Puis, un beau jour, Sébastien Devaud (alias Agoria) et Alexandre Cazac, les deux têtes pensantes d’Infiné, le repèrent sur internet, s’enthousiasment pour ses morceaux (en particulier Bora, qui se retrouve sur le mix d’Agoria « At The Controls ») et prennent contact avec lui. Dès lors, tout s’enchaîne très rapidement : premier maxi (2008), premier live au Rex Club et premier album, « Spanish Breakfast », sorti en 2009 et très bien accueilli par la critique. La carrière de Rone est désormais lancée. Trois ans se sont écoulés entre Spanish Breakfast et son successeur, Tohu Bohu, qui va paraître le 15 octobre prochain, toujours chez InFiné – un label qui sait ce que compagnonnage veut dire. « Tohu Bohu », voilà un titre qui détone et qui étonne, venant d’un garçon dont la musique est tout sauf foutraque ou tapageuse. L’intéressé l’explique ainsi: « trois années intenses, riches en rencontres et en moments de solitude, trois années d’égarement et de frénésie, trois années de doute et d ́enthousiasme. Trois années durant lesquelles j’ai tenté de mettre en forme le désordre qui est en moi. Tohu-Bohu, c ́est mon chaos apprivoisé, organisé et fixé sur un disque. » Ces trois années, durant lesquelles Rone s’est produit en live dans les lieux et festivals les plus prestigieux (du Panorama Bar au Sonar, en passant par le festival de Dour), ont avant tout été marquées par deux événements dans la vie du jeune homme : il a franchi le cap de la trentaine et, quittant Paris, la ville où il a grandi et a vécu ses premières expériences musicales, il est venu s’installer en mars 2011 à Berlin – ville d’adoption sur laquelle il ne tarit pas d’éloges, loin des clichés de la fiesta non-stop. « Ce n’est pas vraiment à cause de la musique que je suis venu à Berlin, mais plutôt parce que j’en avais ras-le-bol de Paris. J’ai découvert Berlin lors d’un séjour d’un mois, en juin 2009, qui m’a laissé des souvenirs ineffaçables. Tout de suite, j’ai énormément aimé l’atmosphère régnant dans les rues : un sentiment de grande quiétude, on ne peut plus appréciable lorsqu’on vient de Paris… Lors de ce séjour, j’ai évidemment aussi exploré la vie nocturne berlinoise en faisant diverses soirées, mais j’ai surtout été emballé par le côté cool de la ville. En définitive, c’est la combinaison des deux éléments – la tranquillité diurne et l’effervescence nocturne – qui me plaît.»
Une même sensation de calme fiévreux caractérise la musique contenue dans Tohu-Bohu, un album qui, dix morceaux durant, flotte avec autant d’élégance que de cohérence entre electronica onirique, ambient hypnotique et techno mélodique. Percent également de-ci de-là des éléments rythmiques empruntés au hip-hop, style avec lequel Erwan, alors adolescent, a fait ses premières armes. C’est donc un vieux rêve d’Erwan qui se réalise lorsque High Priest du mythique groupe Antipop Consortium accepte avec enthousiasme de poser sa voix sur un des titres de son album.

Ainsi, plutôt que de chercher à prendre le train berlinois en marche, en se convertissant d’un coup à la techno minimale ou en usinant des morceaux taillées pour le Berghain, reste-t-il fidèle à ses orientations esthétiques et à ses labels de prédilection, plutôt anglais (notamment Warp, Ninja Tune et Border Community) qu’allemands, et cherche-t-il avant tout à composer la musique qui résonne en son for intérieur. « Même si Tohu-Bohu a été entièrement conçu en Allemagne, je n’y perçois aucune influence de la musique que l’on peut entendre ici, par exemple au Berghain. Pourtant, je pense que si l’album avait été réalisé à Paris, il ne serait pas du tout le même. A Paris, j’étais toujours un peu nerveux, stressé, à Berlin, je suis beaucoup plus calme, détendu – c’est en ce sens que la ville m’influence au quotidien, et en tant que musicien. Du coup, pendant l’enregistrement (qui a duré environ trois mois), j’étais aussi beaucoup plus efficace : lorsque j’allais en studio, je ne ressentais aucune pression et je composais de façon très spontanée, sans blocage. ». Par ailleurs, Tohu-Bohu voit la collaboration entre Rone et l’illustrateur/réalisateur Vladimir Mavounia-Kouka se renforcer : après avoir travaillé ensemble sur le court métrage La femme à cordes (dont Rone a signé la musique) et le clip de « Spanish Breakfast », ils font de nouveau équipe pour ce nouvel album, « Vlad » en élaborant toute l’identité graphique. Désir d’atteindre à la Gesamtkunstwerk (l’œuvre d’art totale) ? Toujours est-il que Rone accorde beaucoup d’importance à l’aspect visuel de sa musique. En témoigne également son étroite complicité avec le collectif de graphistes Studio Fünf, auxquels on doit le clip du morceau « So So So », figurant sur un maxi sorti en 2011. Cette complicité avec Studio Fünf va très bientôt se concrétiser sous la forme d’un live audiovisuel inédit, dont la création est prévue en octobre dans le cadre du festival rennais Cultures Electroni[k]. Sur le plan musical, si Tohu-Bohu adopte une tonalité générale résolument planante et penche clairement plus du côté du rêve que de la rave, l’album n’est toutefois pas exclusivement réservé à un usage domestique, dans l’intimité feutrée du salon ou de la chambre à coucher. Tout en langueurs allusives et montées progressives, il invite doucement mais sûrement à la transe et l’on imagine très bien l’impact redoutable que pourraient avoir, en plein milieu de la nuit ou au petit matin, certains morceaux (‘Fugu Kiss’ et ‘Parade’ en particulier) sur des dancefloors non conformistes – à Berlin ou ailleurs. J.Provençal

Tohu bohu (en)

Despite the many years still ahead of him, Rone (otherwise known as Erwan Castex) has already come a long way, being one of the most acclaimed young French musicians (he’s just turned 32) on the electronic scene. After passing his Baccalauréat, Erwan was not too sure what he wanted to do for the rest of his life and took up film studies at university. He looks back fondly on this most formative period but, when not in lectures, he would assiduously cultivate his prime passion: music. After obtaining his MA, he started working on film shoots in various roles (including assistant director, production coordinator and set decorator) while continuing to make music in his spare time. And then one day – InFiné – spotted some of his tracks on the web (Bora in particular, which was featured on Agoria’s At The Controls mix) and got in touch with him. From then on, things went very fast: he released his debut EP (2008), performed his first live show at the Rex Club and released his first critically-acclaimed album, Spanish Breakfast, in 2009. Rone’s career had just taken off.
Three years have passed since the release of Spanish Breakfast and now his next album, Tohu-Bohu, is coming out for Fall 2012 via Infiné – a label that clearly knows the meaning of the word supportive. Tohu- Bohu (hurly-burly) is an unexpected, even startling title, coming from an artist whose music is in no way shambolic or garish. He explains : “Over the past three years, I have met a lot of people and also been on my own a lot; I have lost myself and found myself again, working frantically; three years of doubt but enthusiasm too. During that time, I have learnt to structure the mess inside me.“Tohu Bohu” is a representation of my own chaos, which I have harnessed, worked my way through and committed to record.” And above all, over these past three years – which saw Rone play live in the most prestigious venues and festivals (from Panorama Bar to Sonar, not forgetting Dour festival) – two major events
occurred: the young man turned thirty and, after growing up and taking his first musical steps in Paris, moved to Berlin in March 2011. He feels very much at home in Berlin, a city he can’t stop raving about, far from the non-stop party clichés. “It isn’t really because of the music that I moved here, it had
more to do with being fed up with Paris. I stayed in Berlin for a month in June 2009 and had the best time ever. I fell in love with the atmosphere straight away: an amazing peacefulness, which you can’t fail to appreciate when you come from Paris… And sure, I was able to sample the Berlin nightlife at various parties, but what really appealed to me was the city’s distinctive laid-back attitude. In fact I fell for that combination of serenity during the day and effervescence at night.”
A similar kind of feverish calm emerges from Tohu-Bohu’s ten tracks, which elegantly and consistently navigate between dreamlike electronica, hypnotic ambient and melodic techno. Peering through here and there are also rhythmic elements borrowed from hip-hop, the genre Erwan cut his teeth on as a teenager. No surprise then if High Priest of Antipop Consortium make a vocal appearance on “Let ́s Go”. Instead of jumping on the Berlin bandwagon by converting, out of the blue, to minimal techno or manufacturing a series of Berghain-calibrated tracks, he decided to stay true to his own tastes and the labels he reveres, which tend to be more British (including Warp, Ninja Tune and Border Community) than German. Above all, he tried to write music that would resonate with him deep down; “Even though Tohu-Bohu was entirely conceived in Germany, I don’t think I have been influenced by any of the music that gets played here, at Berghain say. But if it had been made in Paris, I think it would be a completely different album. I’m always a bit anxious, stressed-out in Paris. In Berlin, I’m much calmer, far more relaxed. That’s the kind of influence Berlin has been having on me, day after day, as a musician. So I was also much more efficient for the three months or so we were recording: I felt no pressure walking into the studio and wrote far more spontaneously. I didn’t feel anything was holding me back.”
Tohu-Bohu also saw Rone and illustrator/director Vladimir Mavounia-Kouka’s working relationship grow closer: having collaborated on the short film “La Femme à Cordes” (for which Rone wrote the music) and the video for “Spanish Breakfast”, they teamed up once again here with ‘Vlad’ creating the album’s entire visual identity. Was it a case of desperately running after the Gesamtkunstwerk (total work of art)? One thing is certain: Rone pays great attention to the visual aspect of his music. This is also attested to by his strong ties with graphic designers crew Studio Fünf, who brought us the video for track “So So So”, featured on an EP released in 2011. Ties that should very soon materialise in the shape of an exclusive live sound and image show, to be first performed in October at the Cultures Electroni[k] festival in Rennes.
On the musical front, although Tohu-Bohu is on the whole decidedly ethereal and much more dream- than rave-inducing, it isn’t merely a record to be played at home, in the secure confines of a lounge or bedroom. Filled with lascivious languor and gradually built-up crescendos, it slowly but surely induces a trance-like state, and there is no doubt as to the potential of some tracks (Fugu Kiss and Parade in particular) to make a serious impression – as the evening gets going or in the first light of dawn – on non-conformist dancefloors worldwide, Berlin included. J. Provençal

Discographie

Albums :
2009 : Spanish Breakfast (Infiné)
2012 : Tohu Bohu (Infiné, paru le 15 octobre)
Maxis :
2008 : Bora (Infiné)
2009 : La dame Blanche (Infiné)
2011 : So So So (Infiné)
Remixes :
2008 : Sublimes – Sie (Time has changed Records)
2008 : Kattguld – Carl-Johan Elger (Lo-FiSoul)
2010 : Crack – Ripperton & Minz (Suruba X)
2010 : The Medium Is The Message – SinnerDC (Ai Records)
2011 : In D#3 – Arandel (Infiné)
2011 : Der Tanz der Gluehwuermchen- Dominik Eulberg (Traum Schallplatten)
Collaborations
2007 : Continuity Theory – Lucy & Rone (Curle)
2009 : Mediocritics – Lucy & Rone (ProgCity Deep Trax)
2009 : Great Heron- Lucy & Rone (ProgCity Deep Trax)

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Source : Wikipedia

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  • Rone
  • Vendredi 28 juin 2013
  • Rone
  • Marseille
  • Rockisland
  • Vendredi 28 juin 2013
  • electro
  • In Finé
  • Origine : Paris
  • Live

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