Agoria

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Depuis son légendaire Spinach Girl en 2003 jusqu’à son dernier long format, le très climatique Impermanence, Agoria est monté sur le podium des meilleurs DJ’s frenchy avec des albums et des tracks dancefloor défiant les classifications mais absolument jouissifs. Sachez une chose sur Agoria pour cette dernière soirée Rock Island : le set diabolique de ce DJ inspiré va azimuther les dernières minutes d’un festival au finale d’anthologie.

Ecoutez Agoria : soundcloud.com/agoria



BIO

Sébastien Devaud a grandi à Valencin, dans l’Isère. Il est élevé dans un milieu plutôt artistique, avec un père architecte et une mère chanteuse lyrique. Son père collectionnant des disques et sa mère étant chanteuse, il se rappelle avoir été imprégné par une grande diversité musicale. Des années plus tard, la mère d’Agoria posera d’ailleurs sa voix sur Altre Voci, issu de la BO de Go Fast composée par son fils. Le premier disque de musique électronique qu’Agoria achète, vers l’âge de 12 ans, c’est Big Fun de Inner City, sorti en 1988. Un disque acquis avec l’argent qu’il avait gagné en lavant les voitures de ses voisins. Ce disque marque, pour lui, le début de son attrait pour la techno de Détroit. Des années plus tard, il présentera son 45-tours à Kevin Saunderson, producteur de Inner City, qui lui avait demandé de remixer Big Fun. Puis, il s’enthousiasme pour la house de Chicago, l’acid house ainsi que la New Beat venue de Belgique, qu’illustre le tube Rock to the Beat de One O One. Il s’intéresse également à un DJ français en pleine ascension, Laurent Garnier. A l’âge de 15 ou 16 ans, il assiste à un DJ set de Jeff Mills. Impressionné par la technique de l’Américain, qui mixe avec trois platines, il achète une platine TechnicsSL-MK2 et apprend à mixer. N’ayant pas assez d’argent à l’époque pour en acheter une seconde, il s’entraîne au son de la radio6. Il commence à mixer dans des soirées pour des amis et en 1993, âgé de 17 ans, il se retrouve à jouer dans un club en première partie des DJ Richie Hawtin et Carl Cox. Après avoir passé le baccalauréat, il s’inscrit à l’université, où il reste trois mois, préférant « organiser des soirées » et se rendre dans « les magasins de disques », où il rêvait de travailler quand il était plus jeune. Il fréquente la boutique Independance Records à Lyon, croisant parfois Miss Kittin. Il poursuit des études de cinéma dans une école d’audiovisuel, mais à 23 ans, il décide de se consacrer entièrement à la musique.

Sa carrière musicale

Une renommée acquise avec Blossom. Son premier maxi, Influence hivernale, sort en 1999 sur le label Kubik, alors géré par Cyrille Bonin, futur directeur du Transbordeur à Lyon. Ce dernier voyait en lui « un jeune mec ambitieux et bosseur »1. Les morceaux suivants sont publiés sur d’autres petits labels (UMF, Future Frontier…). Le titre qui le fera accéder à la renommée, La Onzième marche, sort d’abord sur le label Tekmics en 2001. Il ne s’en écoule que 600 exemplaires avant de ressortir sur le label PIAS. En 2002, son maxi La Onzième marche figure sur les play-lists de DJ réputés comme Laurent Garnier et Andrew Weatherall. Le titre figure dans son premier album, qui sort l’année suivante sur le label PIAS. Blossom, qui convie notamment Tricky et l’épouse de Kevin Saunderson, est alors qualifié de « réussite » dans le quotidien Libération. La BBC évoque certes un album « pas essentiel », mais « un talent à suivre »16 et le site spécialisé Resident Advisor prédit en 2003 à ses lecteurs qu’ils vont « davantage entendre le nom d’Agoria dans un proche futur ». À cette période, il est invité par Kevin Saunderson, le producteur d’Inner City, à remixer Big Fun, le premier disque qu’il avait acheté.

Albums, BO, labels

Son deuxième album, The Green Armchair, sort en 2006, tandis que la techno minimale imprègne le milieu électro, quitte à le lasser. Agoria, également fatigué de cette tendance qu’il qualifie de « hype », s’est attelé à ce disque après des mois épuisants de DJ-sets à travers le monde. Comme sur son premier album, des invités ont participé à des morceaux : les chanteuses Neneh Cherry et Princess Superstar ainsi que l’ancien leader du groupe rock Bauhaus, Peter Murphy. La conception de The Green Armchair a pris deux ans, en partie parce qu’Agoria éprouvait des difficulté à trouver les arrangements qui lui convenaient. En 2006, avec Alexandre Cazac et Yannick Matray, il crée le label Infiné, afin de publier le premier album de Francesco Tristano. Ce label se veut avant-gardiste et raffiné, doté d’un éclectisme affirmé qui rallie musique classique, techno, house, pop ou world. Agoria signe pour la première fois sur ce label son troisième album, Impermanence, en 2011. Mais à la fin de cette même année, il décide de le quitter pour se consacrer à des projets plus personnels. En 2008, Agoria compose pour la première fois une bande originale pour le long métrage Go Fast, produit par Luc Besson. La société EuropaCorp l’avait d’abord contacté pour deux morceaux issus de son album The Green Armchair. Finalement, il accepte d’écrire une musique inédite pour le film. Après Go Fast, il reçoit des propositions pour écrire d’autres BO. Fort de son expérience dans le cinéma, il constate « des similitudes entre l’écriture scénaristique et la composition d’un morceau ». Son troisième album studio, Impermanence sort le 26 janvier 2011. Comme sur Blossom et The Green Armchair, il convie plusieurs artistes, tous de nationalité américaine : la chanteuse Kid A, le DJ Seth Troxler et le musicien Carl Craig. Ces deux derniers chantent d’ailleurs pour la première fois. Par rapport à ses précédents albums, Agoria déclare avoir « rajouté quelques touches acoustiques » dans son univers techno et qualifie son album d’« épanoui et intime ».

L'attachement à Lyon

Agoria s’est fortement impliqué dans la scène locale électro de Lyon, ville pour laquelle il éprouve une « fierté ». Ainsi, en 2002, alors que son premier album vient de sortir, il participe aux côtés de Vincent Carry à la création des Nuits Sonores, festival lyonnais de musiques électroniques12. Il s’y est produit chaque année depuis. « Séb est, avec Laurent Garnier, l’ange gardien du festival », déclarait début 2011 Vincent Carry, directeur des Nuits Sonores1. C’est à Lyon qu’il enregistre ses albums et mixes, depuis son studio baptisé « Circle Room ».

L'influence de Détroit

La techno de Détroit est l’une des sources d’influences majeures pour Agoria : Le premier 45-tours qu’il achète, c’est Big Fun, d’Inner City et le DJ qui lui insuffle le désir de mixer, c’est Jeff Mills, originaire de cette ville américaine. Si bien que le journaliste de France Inter, Didier Varrod, qualifie Agoria d’« enfant de la techno de Detroit ». Son attachement pour ce courant musical se manifeste aussi par des contacts de plus en plus étroits avec les fondateurs du genre. Ainsi, Agoria s’est rendu plusieurs fois dans cette ville, notamment en 2010, à l’occasion du Detroit Electronic Music Festival. Lors de ce séjour d’une semaine, il est emmené par Carl Craig et des membres d’Underground Resistance à la mairie pour assister à un conseil municipal sur le budget de la culture.

Source : Wikipedia

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  • Agoria
  • 2013
  • Agoria
  • Sébastien Devaud
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  • Rockisland
  • 2013
  • Marseille
  • Samedi 29 juin 2013
  • Differant
  • Origine : Lyon

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